Les Plus Beaux Villages du Monde font de l’Espagne l’épicentre de la protection du patrimoine rural
Les Plus Beaux Villages du Monde font de l’Espagne l’épicentre de la protection du patrimoine rural
29 mai 2026
Il y a quelques jours, l’Espagne est devenue la capitale mondiale du tourisme rural d’excellence. La Fédération des Plus Beaux Villages du Monde (Les Plus Beaux Villages de la Terre) a tenu une Assemblée Générale majeure dans la commune gaditane de Castellar de la Frontera, réunissant les délégations officielles de France, d’Italie, de Belgique, du Canada, de Suisse, du Japon, de Chine, de Bosnie-Herzégovine, du Liban, d’Allemagne et d’Espagne. La maire Gemma Pacheco a participé à ces journées en tant que présidente de la Zone Centre de Los Pueblos Más Bonitos de España.
L’événement, qui s’est déroulé du 20 au 24 mai, a bénéficié du soutien institutionnel stratégique de la Diputación de Cádiz et de la Junta de Andalucía, deux administrations essentielles pour valoriser le potentiel touristique et le modèle de gestion patrimoniale de la région à l’échelle internationale.
Parmi les accords historiques conclus lors de l’assemblée, la création d’une Commission Qualité à l’échelle mondiale se distingue tout particulièrement. Cet organe rigoureux aura pour mission d’unifier les critères d’excellence que les communes devront respecter pour pouvoir arborer ce prestigieux label international.
Le lancement d’un concours et événement international itinérant des Plus Beaux Villages a également été approuvé. Cette initiative portera le charme et la magie du monde rural directement au cœur des grandes métropoles internationales. Les premières éditions sont envisagées dans des capitales de premier plan telles que Madrid, Paris, Rome ou Tokyo.
L’Assemblée Générale a aussi marqué le début d’une nouvelle étape institutionnelle avec la nomination de Kevin Quatropanni comme nouveau président de la Fédération Mondiale. Sous sa direction, la fédération a abordé des débats d’une grande portée socioéconomique et environnementale. L’impact de l’implantation d’infrastructures éoliennes et solaires dans les territoires ruraux a été analysé en priorité. Les délégations internationales ont souligné la nécessité urgente de concilier transition énergétique, protection des paysages traditionnels et sauvegarde du patrimoine historique, en appelant à des réglementations empêchant le déploiement des énergies renouvelables de porter atteinte à la valeur esthétique et culturelle qui fait vivre ces communes.